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lundi 20 août 2012

21 août - Fin du Printemps

4 heures du matin, il y a 44 ans. Les chars du Pacte de Varsovie entrent en Tchécoslovaquie. C'est la fin du Printemps de Prague. La fin de 68 aussi, de tous ces émois révolutionnaires qui ont secoué l'Europe et l'Amérique (même si la lutte contre la guerre du Vietnam ne faisait que commencer). Peut-être aussi la fin des années 60, les belles années rock - que France Inter a célébré dignement cet été, côté Beatles comme côté Stones. 
Je me souviens de l'invasion de Prague - je lisais Le Monde sur la plage (il avait raison, le slogan "sous les pavés, la plage"). Dubček avait compté sur le soutien de la communauté internationale, qui s'en foutait (ou même qui préférait ne pas déplaire au grand camarade soviétique). Les Russes ont fait valoir la beauté de leur « assistance fraternelle » contre les « forces antisociales ». Les Tchèques ont été pacifistes et grandioses, émouvants et drôles (comme le slogan : "Ne nourrissez pas l'occupant: fermez à clef vos poubelles!"). Plus tard, à Science Po, j'ai travaillé sur cette période, sur les premiers craquements à l'Est. Et puis j'ai eu un ami praguois, architecte qui racontait si bien sa ville et j'ai aimé Prague la sombre. Et puis le Mur est tombé, la Révolution de Velours a détrôné les apparatchiks et amené au pouvoir Vaclav Havel, le plus magnifique président de République que l'Europe ait porté. En 1989 - elle prend son temps, Madame l'Histoire.

lundi 6 août 2012

7 août - sur Ciel

Là-haut, les yeux.
Posé "comme une plume" sur le sol de Mars, le très gros Rover de la Nasa (presque une tonne de matos et 2,5 milliards de $) a donné le ton de la semaine - qui s'achève sur la Nuit des étoiles. Ou comment passer de 21 000 km/h à 0m/s. Quand même, les humains sont capables de ces exploits-là ; alors pourquoi, côté relations, c'est moins réussi? (faut que je m'assume, dans le clan des jamais-contentes)
Curiosity envoie des images et il y a de quoi rêver. Même si ça n'a pas encore l'air franchement habitable.
La première photo de Mars envoyée par Curiosity. Au loin, la lueur du soleil. Reuters



 La suite, c'est à Cordes-sur-Ciel, rebaptisé "Ciel sur Cordes" par son maire, Paul Quilès, qui fut ministre des astres. Journée d'ouverture d'un programme de réjouissances orchestré par le CNES, l'agence spatiale européenne, les industriels du secteur. Je n'ai jamais mis les pieds à Cordes ("joyaux de l'art gothique"), là ce serait un bonheur de s'y balader.
Le plus joli cadeau, sur le blog du valeureux maire (qui a la bonne volonté aujourd'hui d'interroger ses camarades sur le bien fondé de la défense nucléaire française), tient dans une citation de Vaclav Havel : "Avoir de l'espoir, ce n'est pas croire que les choses vont bien se passer mais croire qu'elles auront du sens". J'ai trouvé ma nouvelle devise (l'ancienne, c'était "Nemo me impune lacessit", un peu trop guerrière aujourd'hui - et en plus je n'ai jamais vraiment su l'appliquer).