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dimanche 18 mars 2012

19 mars - neuve et vieille

Une ville neuve le matin (Ashdod, port de Tel Aviv), une visite chez l'ambassadeur de France le soir, entre les deux un avocat et un urbaniste... Une journée remplie. 
Pas facile de suivre les complexités de la vie israélienne, un autre monde, oriental dans son désordre, incroyablement bureaucratique (compter 4 ans pour obtenir un permis de construire), petit et désertique donc très dense en zone habitée, structuré par l'armée - quand deux-tiers d'une classe d'âge consacrent 3 ans (les garçons) ou 2 (les filles) au service militaire. Et ensuite 1 mois par an (les hommes jusqu'à 45 ans, les femmes jusqu'à leur premier enfant : ça pousse à la procréation).
Architecturalement parlant, pas de bonne surprise : pour caser tout le monde et rentabiliser ce terrain si rare, il se construit des tours dans Tel Aviv, du genre moche. La ville donne essentiellement des contraintes réglementaires et discute fort peu des projets, les promoteurs étant seuls responsables de leurs choix. Elle n'a d'armes que pour défendre le patrimoine reconnu comme tel - surtout celui que l'Unesco a estampillé, grâce au travail des architectes Bauhaus expatriés d'Allemagne avant la guerre: pour rester "patrimoine de l'humanité", il faut faire des efforts.
Alors l'effet contraste se dramatise : des petites choses conservées avec un certain soin, à côté de  buildings lourdingues. Aucune cohérence, évidemment, et un drôle de "dialogue" entre ancien et nouveau. C'est dans l'ADN de Tel Aviv, dont le nom ("colline du printemps", en référence à une cité juive babylonienne) symbolise cette idée de ville neuve et ancienne à la fois.

samedi 17 mars 2012

18 mars - à la plage, à la Bastille

Découvrir Tel Aviv. Dont je ne connais quasi rien - des images glanées dans des films (il y a quelques années, le cinéma israélien était merveilleusement surprenant), des plans dans les livres d'urbanisme, la réputation d'une ville moderne, dotée d'un joli patrimoine 20ème siècle, l'idée que je me fais de toutes ces cités du Proche-Orient, moches et dynamiques, poussiéreuses, bruyantes... Faute d'urbanisme et d'espace public (mauvaise foi ici, puisque Tel Aviv a un plan, conçu par Patrick Geddes), pas de charme ni d'ordre, mais de la séduction, du mélange, de l'intense. Ici, il y a aussi des très riches, du contemporain clinquant sur le bord de mer, et puis les villes qui ont des plages sont forcément plus plaisantes que les autres. 
Contrairement à ce que je pourrais espérer, il fait pas plus chaud qu'à Paris. Mais même, ça vaut le coup d'aller se baigner (ou de faire semblant?).
Pendant ce temps-là, Mélanchon prend la Bastille, défilant avec ses troupes pour "changer de régime". Gonflé tribun, il plait à mon amant (comme une face radicale de lui-même?). Moi j'aime son rire vengeur et ses phrases bien balancées, son enthousiasme (ça fait du bien, même s'il n'est pas non plus exempt de cynisme).