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vendredi 12 octobre 2012

13 octobre - pourcentage

Service après vente à Saint-Étienne : pour la Fête du livre locale, mon ouvrage est sorti à temps. Et j'y suis aussi, pour tenter de participer à un débat sur le "territoire". A force, ce mot-là va finir par me saouler, mis à toutes les sauces depuis une dizaine d'années (bien commode il faut l'avouer à une époque où les périmètres administratifs se sont multipliés). J'y ai souscrit encore une fois:  "Saint-Étienne - Un territoire se réinvente".
couverture Éditions Carré
L'expérience a été douloureuse: trop vite, trop de pression. Trop de doutes aussi sur ce métier que je pratique, écrire des "livres" sur les villes et leurs projets: j'y suis de moins en moins à l'aise, encombrée par les liens qui bâillonnent, prise en sandwich entre loyauté et envie de raconter les à-côtés, le désir de sortir des langages convenus, de ce qui se dit et ne se dit pas. Et toujours cette lancinante question : quel est le pourcentage de Frédérique dans mes actions? Ça me tient depuis une trentaine d'années. Et, comme cela m'est déjà arrivé, j'ai le sentiment de toucher un nouveau fond : non, il n'y a pas assez de moi là-dedans, plus de faux-self que d'expression. Est-ce le vieil Ego qui se manifeste en pleurnichant? Alors, pourquoi ne pas me contenter (être contente) de ce que je sais faire, avec un talent qui m'est reconnu? Ou est-ce le besoin impérieux d'écrire "autre chose", de chanter "ma" chanson, de faire ce que j'ai à faire - cette idée vieille aussi que chaque être humain a une note particulière à exprimer et qu'il se doit d'y obéir, sinon il souffre et ne remplit pas son devoir vis-à-vis de l'univers...

mardi 24 avril 2012

25 avril - résistances

Dur dur de se concentrer, le désir de batifoler me tire les pieds (et ça rime!) 
Je connais bien cette résistance - ce "ça" en moi qui ne veut pas. Je me bagarre contre depuis des années. Depuis l'Encyclopédie des Prénoms (à cause de l'effort absurde qu'a demandé ce livre, du sacrifice qu'il a coûté?).  Ça fait 23 ans!
Je n'aime plus écrire (en tout cas pas ces livres qui me nourrissent). Parce que je rêve d'une autre vie? Parce que je rêve d'une autre moi? L'heure tourne, et cette angoisse-là plombe toutes les autres. Parfois il me semble que je ne me sentirais bien pour attaquer la dernière partie de ma vie qu'en renonçant à l'écriture. Mais chaque tentative dans cette direction (menée déjà à plusieurs reprises) m'a plongée dans l'effroi. Alors pourquoi le fil littéraire est-il si ténu? 
En rond, je tourne en rond. 
Arrêter de me disperser. De m'énerver à écouter les débats électoraux - ma colère va-t-elle changer quoique ce soit?