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samedi 1 décembre 2012

2 décembre - 27 millions d'esclaves

Le 2 décembre 1949, les Nations Unies ont aboli la traite des êtres humains et l'exploitation par la prostitution - ou plus exactement ont adopté la convention qui les réprime et les abolisse. Pour commémorer cette date, voilà encore une journée mondiale, "pour l'abolition de l'esclavage". Parce que, depuis, il y a eu peu de progrès sur ce front - travail forcé, exploitation des enfants, traite des êtres humains. Selon le département d’État américain, près de 27 millions de personnes sont réduites en esclavage aujourd'hui.
Vieille histoire, l'abus de l'homme sur l'homme - de préférence sur l'enfant et sur la femme. Éprouvante histoire, tant elle révèle combien il nous est difficile de devenir humains et de le rester. Les discours pro-prostitution aujourd'hui ont de quoi effrayer, puisqu'ils oublient en toute simplicité le droit le plus élémentaire, le droit à disposer de son corps. Les affaires traitées par le Comité contre l'esclavage moderne rappellent aussi  combien ces combats restent actuels, quotidiens. Le Comité qui, ces temps-ci, se bat pour sa survie, faute des subventions que les restrictions budgétaires lui suppriment. 
Envoyer des sous, c'est toujours possible : http://www.esclavagemoderne.org/ 

mardi 2 octobre 2012

3 octobre - esclavage encore

Midi, devant le Concorde-Opéra (108 rue Saint-Lazare), manif de soutien aux employés de l'hôtel qui ont reçu de leur direction une lettre de "mise en garde" pour avoir dénoncé à la police un cas d'esclavage découvert dans l'établissement: une jeune éthiopienne détenue depuis un an et demi par une famille d'Abou Dhabi, libérée, prise en charge par le Comité contre l'esclavage moderne. L'affaire date de juillet dernier mais les sanctions viennent d'être révélées par la CGT des hôtels de prestige. 
L'enjeu : les cas d'esclavage chez les riches clients des palaces sont fréquents. Les palaces en question n'aiment pas cette mauvaise pub, ni la perte de chiffre d'affaires à craindre si les fameux clients ne s'y sentaient plus comme chez eux. Le Comité a besoin de cette information que seuls les personnels des grands hôtels peuvent leur transmettre. Et jusqu'à présent ils n'avaient jamais été inquiétés.
Donc il faut faire du foin autour de cette affaire.
En faire d'autant plus que le Comité est en danger : la subvention de 38 000 € que le gouvernement devait lui donner pour 2012 passe à la trappe. Pour survivre à l'automne, le Comité a besoin de dons :