Les uns descendent du perron de l’Élisée, les autres montent les marches rouges de Cannes. Un festival, des festivaux. Ici, ils sont d'accord pour réduire leur salaire de 30% (ça vaut mieux, tellement ils sont nombreux), là ils ont des étoiles plein les yeux, souvent en forme de dollars (Cannes, ça reste un marché du film).
"Oh fuck..." dirait une héroïne de cinéma dépressif (islandais, pourquoi pas, c'est beau, froid, gris).
Avant, j'adorais Cannes, les films, les débats oiseux devant la piscine du Martinez, les foules de fans sur la Croisette... Et puis les marches semblent être devenues plus importantes que les projections. Et puis on se lasse. Il y a eu des années sans, je lisais même rien dans le journal ni regardais à la télé. J'y crois plus à ces simagrées.
Pour le gouvernement, c'est pas facile non plus de s'enthousiasmer. Même si ça avait quelque chose de touchant de voir le grand blond à la télé, si manifestement heureux, lui qui se déride pas facilement (ceux qui le découvraient devaient se demander pourquoi on le présente comme un grognon coincé).
Pour le gouvernement, c'est pas facile non plus de s'enthousiasmer. Même si ça avait quelque chose de touchant de voir le grand blond à la télé, si manifestement heureux, lui qui se déride pas facilement (ceux qui le découvraient devaient se demander pourquoi on le présente comme un grognon coincé).