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mardi 27 novembre 2012

28 novembre - le manque

La semaine des anniversaires se poursuit - j'ai beaucoup d'amis Sagittaire. Faut reconnaître, ce sont de bonnes bêtes, joyeux convives, curieux de la vie, généreux souvent même si pas exempts de calculs parfois mesquins, solides et pas trop aptes à la mauvaise foi... De bons amis, en somme. Alors oui, j'aime échanger tous ces vœux d'années fertiles et créatives - nous savons les uns et les autres ce que nous préférons imaginer de l'avenir, toujours riche de surprises. 
Et bien sûr la chérie entre tous, l'aimée du fond de mon âme, la Mathilde, ma fille lointaine et ces temps-ci pas trop joyeuse, secouée par les éléments, les déceptions, les questions sur ce qu'elle va devenir, dans cette terre néo-zélandaise qu'elle a élue mais qui soudain lui semble un havre moins hospitalier, depuis que son amoureux doute de son amour pour elle, ce qui remet en question ses chances d'obtenir les droits à résidence convoités. 
Ma tendre fille, ma courageuse, tu me manques tant, parfois (cela fait 16 mois que je ne t'ai pas serrée dans mes bras). La plupart du temps, j'évite d'y penser, c'est plus simple puis qu'après tout c'est là-bas que tu veux être. Mais bien sûr, le 28 novembre, c'est plus difficile d'éviter. 
Ma belle acrobate, tu vas voir, les orages vont se lever, tu vas continuer à tracer ta route, même si ce n'est pas nécessairement celle que tu avais programmée.

mardi 24 janvier 2012

26 janvier - têtes souriantes


Elles sont vingt têtes de retour à la maison, têtes maories tatouées et momifiées que la France a rendu à la Nouvelle-Zélande et qui arrivent à Wellington - où le musée Te Papa, un des plus charmants musées du monde, va les accueillir. Une belle affaire, qui a vu s'écharper les spécialistes, depuis que les Néo-Zélandais réclament ces dépouilles, commercialisées par des explorateurs dès le 19e siècle et dispersées dans le monde : œuvres d'art (donc inaliénables) ou restes humains (donc inappropriables)? Au-delà des débats juridiques, c'est sans doute par culpabilité postcoloniale que la décision de rendre les têtes a été prise - de même que pour les autres antiquités volées recélées par les musées européens.
Le chef maori qui a pris livraison des précieuses reliques a remercié : "Aujourd'hui, les ancêtres vous sourient". Un sacré cadeau, de la part de ces anciens guerriers peu amènes - les envahisseurs anglais en ont su quelque chose, qui ont dû signer ici un traité et, bon an mal an, le respecter.
Le lobby du musée Te Papa et sa galerie de peinture.
Te Papa Tongarewa, traduit soit par "notre lieu"
soit par "lieu des trésors de cette terre". 

F2G ©